jeudi, mars 30, 2017

Cambodge - Initiative : Premiers masques anti-pollution efficaces

"...Nos masques ne sont pas la solution à la pollution de l'air dans Phnom Penh...ils sont comme des gilets de sauvetage pour aider les gens à se secourir...", déclare déclare Veasna Srey, Franco-Khmer revenu au pays en 2016,  dans un reportage de CNA consacré à la mise sur le marché du premier masque anti-pollution efficace à Phnom Penh. Chaque jour, des millions de personnes à Phnom Penh remplissent leurs poumons d'air pollué. Chaque fois qu'ils respirent (environ 30 000 fois par jour pour un adulte), leur système respiratoire s'expose à ces polluants nocifs  présents au dessus de la ville. Certains d'entre eux sont si fins qu'ils peuvent atteindre les parties les plus profondes des poumons et peuvent ainsi devenir gravement nuisibles à la santé, voir conduire au décès sur le long terme : ''...C'est comme si vous mangiez le même poison tous les jours; Vous ne le sentez pas maintenant, mais vous en paierez les conséquences plus tard...'', déclare Veasna Srey à CNA.

 Premier masque anti-pollution efficace à Phnom Penh. Capture d'écran

Voyant qu'il n'existait pas de matériel adapté face à l'augmentation de la pollution citadine liée à l'explosion du nombre de véhicules ces dernières années, et voyant aussi que les pouvoirs publics ne prenaient pas encore de mesures anti-pollution, le jeune créateur a décidé de créer des masques efficaces et, avec un prix de vente abordable ; en effet, les masques de protection importés coûtent aux alentours de cinquante dollars US et ne sont donc pas accessibles à la majorité des Cambodgiens.

Sa start-up KamasK a donc créé et mis sur le marché deux modèles abordables vendus huit et dix dollars US pièce. L'un d'entre eux peut piéger les particules fines telles que les particules de combustion, les composés organiques et les métaux, tandis que l'autre peut capturer les particules les plus fines. Selon Veasna, ils sont les premiers de leur genre à être fabriqués par une société cambodgienne. Le filtre contient du charbon de bois actif et des micro fibres qui peuvent être portées pendant 70 heures. ''...Notre but est de les rendre accessibles aux Cambodgiens. J'ai grandi en France mais je suis né cambodgien. Je veux donc aider les Cambodgiens à se protéger », conclut Veasna.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les concentrations annuelles moyennes de PM2,5 dans une ville ne devraient pas dépasser 10 microgrammes par mètre cube d'air (μg / m3). Dans la capitale cambodgienne, cependant, les données de l'OMS montrent qu'elles peuvent aller jusqu'à 25 μg / m3 par an. Et, sur 180 pays dans le monde, sa qualité de l'air se classe 148ème dans l'indice de performance environnementale. "...La pollution de l'air à Phnom Penh a augmenté, mais le niveau est encore acceptable...", déclare portant Thiv Sophearith, directeur du Département de la qualité de l'air et de gestion du bruit du ministère de l'Environnement, ajoutant que le ministère de l'Environnement travaillera avec le ministère des Transports dans la surveillance et la réduction de la pollution causée par les transports.

Voir le reportage de CNA




Enregistrer un commentaire