mardi, février 14, 2017

Interview - Projet - Cambodge : L'Aquaponie pour combattre la faim

Interview avec l'énergique Michel Hansel, initiateur d'un projet d'aquaponie qu'il entend développer rapidement dans le royaume, en raison du peu de contraintes techniques de cette méthode et aussi des résultats rapides en termes de rendement. Entretien :

Pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas ?
Bonjour, mon nom est Michael Hensel .... Je suis le fondateur du Koya Project. J'ai vécu la moitié de ma vie à Hambourg d'où je suis originaire, et les 21 dernières années sous le soleil de Californie. Depuis quelques mois, je vis à Bali.

 Michael Hensel, fondateur du Koya Project
 Michael Hensel, fondateur du Koya Project
Que faites vous à Phnom Penh ?
Maintenant, je suis ici à Phnom Penh, au Cambodge. Un pays avec une histoire dramatique, qui a maintenant trouvé la paix et se développe rapidement. Mais, quelques millions de personnes au Cambodge sont toujours en difficulté, tous les Cambodgiens ne mangent pas à leur faim ou n'ont pas un apport de protéines suffisant dans leur alimentation. Je suis ici pour développer le Koya Project.

En quoi consiste ce projet ?
Le Koya Project peut contribuer à enrayer le problème de la faim en formant les Cambodgiens aux techniques d'aquaponie. L'objectif est de les aider à cultiver leurs propres légumes avec un investissement minimum et un système assez simple et requiert peu de surface. Lors de notre premier projet ici à l'école Prek Pra nous avons formé un groupe d'étudiants qui ont tous acquis les compétences nécessaires pour construire leur propre système d'aquaponie à la maison.

Comment ?
Le projet Koya fonctionne en cinq phases :

La phase 1 :
Nous sélectionnons des écoles ou des centres pour orphelins dans des zones difficiles pour mettre en œuvre nos systèmes d'aquaponie. Nous avons la chance de travailler avec la Princesse Ermine Norodom qui participe activement en nous aidant à trouver les bons projets, c'est un élément clé pour un programme réussi.

Phase 2 :
Nous chargeons ensuite nos éducateurs de former un groupe d'enfants et un groupe d'adultes sur un programme qui va durer deux mois. La clé du succès réside dans la sélection des étudiants,  leur  volonté d'apprendre, leur provenance d'une famille ou d'une communauté pauvre, et les moyens et espace pour mettre en œuvre ce qu'ils ont appris.

 Michael Hensel, fondateur du Koya Project avec une enseignante et des étudiants de Prek Pra
 Michael Hensel, fondateur du Koya Project avec une enseignante et des étudiants de Prek Pra
Phase 3 :
Nous fournissons ensuite les fonds, qui sont habituellement autour de 200 dollars à nos meilleurs étudiants, afin qu'ils puissent construire un système d'aquaponie pour leur famille ou leur communauté

Phase 4 :
Une petite famille de quatre personnes ou dans certains cas une communauté aura des légumes supplémentaires. Cela leur permettra d'économiser de l'argent et de devenir plus autonome pour leur subsistance, et peut-être aussi de leur redonner un peu de dignité.

La seule façon d'avoir un impact durable est d'aider les gens à s'aider eux-mêmes, déclare Michael Hensel
Phase 5 :
Pour s'assurer que le projet Koya reste auto-suffisant, nous nous assurons que certains de nos étudiants deviennent des enseignants plus tard. Cela nous permettra d'avoir un impact beaucoup plus rapide avec moins de ressources utilisées.

Quels sont vos objectifs ?
Avec un programme réussi au Cambodge, nous pourrons nourrir dans un premier temps, plus de 200 personnes par an, aider les communautés à générer des revenus supplémentaires et créer des emplois pour les éducateurs  La seule façon d'avoir un impact durable est d'aider les gens à s'aider eux-mêmes. C'est le cœur du projet Koya. Avec un programme réussi ici au Cambodge, nous serons aussi en mesure de reproduire et d'étendre nos programmes au Cambodge, en Asiee et à un niveau international avec un grand potentiel d'impact durable.

En savoir un peu plus sur les techniques d'Aquaponie : 
l'Aquaponie est un système qui combine l'aquaculture classique (élevage de poissons ou crevettes dans des réservoirs) avec la culture hydroponique dans un environnement symbiotique. Dans l'aquaculture traditionnelle, les excrétions des animaux qui sont élevés peuvent s'accumuler dans l'eau et augmenter la toxicité. Avec l'aquaponie, des bactéries aérobies transforment les matières organiques comme l’ammoniaque et l'urée en nitrates, ces derniers étant assimilables par les plantes sous forme minérale. Elles permettent ainsi de jouer le rôle de filtre biologique car, à des concentrations trop élevées, les excrétions des poissons sont toxiques pour les poissons . La suite ici

Pour aider ou avoir des détails supplémentaires ?
Vous pouvez avoir plus de renseignements sur le projet en contactant Ermine Norodom au Ermine Norodom: +855 (0) 17 49 27 19 ou Norodomermine@gmail.com


Pays/territoire : Cambodia
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