jeudi, janvier 26, 2017

Gouvernement - ONG : Le ton monte avec Transparency International

Alors que le dernier rapport de l'ONG Transparency International classe le Cambodge au 156éme rang parmi 176 pays en 2016, au même rang que le Congo et l’Ouzbékistan, gagnant au passage, selon le document, le titre de pays le plus corrompu d'Asie du Sud-est et en troisième position dans la région Asie Pacifique, Phay Siphan, porte-parole du gouvernement royal du Cambodge et secrétaire d’Etat au Conseil des ministres, a réagi hier contre ce dernier rapport de l’Organisation. 

Phay Siphan, porte-parole du gouvernement royal du Cambodge
Phay Siphan, porte-parole du gouvernement royal du Cambodge
''...Il s’agit d’un rapport subversif qui ne répond pas aux normes de l’ONU, et qui aurait tendance à discréditer le gouvernement royal....Beaucoup de rapports soulignent les progrès au Cambodge, notamment sur la croissance économique exceptionnelle qui devrait durer encore deux décennies. Le rapport de Transparency International ne mentionne pas les efforts du gouvernement royal dans la lutte contre la corruption...'', a-t-il déclaré à la presse locale avant d'ajouter que : ''...La corruption est un problème de l'ombre, comment cette ONG peut-elle avancer des chiffres sur des opérations anonymes et tenues à l'écart du grand public ? Je ne crois pas à leur méthode de calcul...''

Ce à quoi Pech Pisey, directeur principal des programmes TIC, a répondu : "...Nous ne sommes pas seulement allés discuter avec les gens la rue...nous avons étudié en détail chaque institution et veillé à ce que leurs données soient utilisables. Quant à nos analystes, ils jouissent d'une très bonne réputation, se tiennent à l'écart de toute ingérence politique et utilise une méthodologie scientifique....''.

De son coté, tout en reconnaissant que des améliorations concrètes étaient perceptibles dans certains ministères, Preap Kol, directeur exécutif de Transparency International au Cambodge (TIC), a mis en évidence le pouvoir judiciaire et la gestion des ressources naturelles comme les deux problèmes majeurs : ''...Nous voyons encore des lacunes et des insuffisances dans la gestion des dépenses publiques et des ressources naturelles..la corruption dans le système judiciaire est aussi un enjeu majeur qui doit être abordé...'', a-t-il dit lors d'une conférence de presse tenue au Raffles Hôtel - Le Royal, hier matin à Phnom Penh.


Pays/territoire : Cambodia
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