lundi 28 novembre 2016

La Plume aux Lecteurs : Pourquoi j'aime le Cambodge...

Cambodge Mag donne la plume à ses lecteurs sur le thème ''aimer le Cambodge'', le but étant de recueillir les impressions de ceux qui visitent régulièrement le Cambodge, qui y sont nés ou qui se sont installés durablement. Pour participer, il suffit de nous envoyer vos réponses (format Word ou message privé sur Facebook) à la liste des questions détaillée en fin de page et d'y joindre une photographie de vous. Aujourd'hui, rencontre avec Thierry Descamps...

Vivez-vous au Cambodge, depuis quand ? 
J'y vis depuis un an après de nombreux séjours exploratoires tous les 6 mois au cours des 5 dernières années. Nous avons choisi de nous installer à Phnom Penh même si mon épouse et moi éprouvons un attrait tout particulier pour Kampot, son charme, sa douceur et nos nombreux amis dont le "docteur Philippe", un médecin belge arrivé par hasard en 90 avec MSF dans les camps de Thaïlande. Il n'est jamais reparti du pays. Un grand bavard et une mine d'anecdotes. Il dirige aujourd'hui une association, la fondation Marcel Roy, qui permet aux enfants défavorisés mais déterminés à sortir de leur condition de faire des études, parfois jusqu'à l'université. Je crois d'ailleurs qu'il a adopté trois de ses "protégés" aujourd'hui heureusement mariés (il a des petits enfants) après une belle réussite professionnelle. Mais Phnom Penh, la capitale, était un choix raisonnable. En plus je suis plus "urbain" que campagnard. J'aime bien le bordel ambiant.

Thierry Descamps
Thierry Descamps
Comment êtes-vous arrivé au Cambodge ?
Hasard le plus complet. J'ai vécu quelques temps en Amérique du Sud (Vénézuéla) plus jeune mais ma future femme ne supportait pas l'insécurité. Mes racines familiales sont en Afrique (Congo) et je rêvais d'y retourner m'installer mais diverses circonstances ne l'ont pas permis. J'ai connu l'est africain grâce à un ami de Jo'bourg et je voulais faire découvrir la région à un couple d'amis. Les conditions du voyage étaient un peu dures pour notre amie qui se relevait d'une lourde maladie et nous avons opté pour "plus classique", Vietnam et Cambodge dans de bons hôtels. Arrivés à Phnom Penh par le bateau depuis Chau Doc, mon épouse et moi nous sommes regardés et, sans se concerter, nous avons pensé la même chose : "ce sera là !".

Quelle est votre activité professionnelle ?
J'ai été banquier pendant une dizaine d'années en Europe (salle de marchés, direction de groupe, négoce international). J'adorais mon métier mais il était très "time consuming" et nous venions d'avoir notre fils. Je voulais être plus disponible pour lui et je me suis installé à mon compte comme consultant trésorerie et finance pendant vingt ans dans le sud de la France. Les dernières années je ne prenais plus aucun plaisir à ce que je faisais, la routine, et mon fils volait de ses propres ailes. Il était temps de partir. Ici, j'étudie des projets dont l'un est en passe de se concrétiser.

Pour quelles raisons aimez-vous le Cambodge ?
Curieusement je n'étais pas du tout attiré par l'Asie. Des préjugés. J'y suis venu la première fois il y a une dizaine d'années au Laos pour rendre visite à un ami marseillais qui s'était installé à Luang Prabang.  J'ai été séduit par la beauté des paysages, la gentillesse des laos et le bonheur manifeste de "Bounmy". Le virus a fait son chemin et aujourd'hui j'ai l'impression d'être enfin "chez moi". J'ai en priorité entrepris d'apprendre le khmer. Les débuts en cours collectifs ne correspondaient pas à mon attente. J'ai donc pris une professeur particulière, une jeune femme employée par un restaurant où j'ai mes habitudes. Elle m'a appris le "khmer de la rue". Depuis tout est plus facile. Je papote au marché avec mes vendeuses préférées, je joue aux échecs avec de vieux messieurs charmants dans des bars du voisinage, je m'intègre. Le pays est superbe et je suis loin d'avoir tout vu. Les khmers sont d'une incroyable gentillesse et la communauté expatriée, très diverse, est accueillante et ouverte (du moins pour ce qui concerne mes relations). En cela, c'est très différent de l'Afrique où les européens vivent pour la plupart en vase clos sans réels contacts avec les "autochtones". Le nombre de mariages mixtes et heureux au Cambodge en témoigne.

Quels sont vos loisirs ?
Malheureusement j'en ai peu. Une vilaine blessure au dos il y a une vingtaine d'années m'a interdit la pratique de nombreux sports. Et une bactérie, rebaptisée la "saloperie tropicale", contractée probablement ici à la suite d'un accident de moto m'a sérieusement affaibli. J'ai donc des loisirs de "petit vieux". Je nage régulièrement à la piscine de l'hôtel Himawary et je marche (au grand désespoir des conducteurs de tuk-tuk). Pour le reste j'apprécie la programmation de la Meta-House sur Sothearos. Et bien sûr la compagnie de mes amis.

Que souhaitez-vous pour l’avenir du pays ?
Je passe. Je ne suis pas khmer et je n'ai pas l'habitude de me mêler des affaires des autres. Et si c'est pour écrire des banalités, je m'en dispense.

Une anecdote à raconter ?
Il y en aurait beaucoup ... Peut être celle ci. En plein déluge, de nuit sans éclairage public, l'eau monte jusqu'au moteur de ma moto et je ne vois pas les trous dans la chaussée à cause de l'inondation du quartier proche du marché de Boeung Keng Kang. Je décide de la laisser sur place jusqu'au lendemain sur un trottoir surélevé. Le jour d'après ...plus de moto ! J'interroge les vigiles des alentours. Ils ne savent pas. Je rentre à la maison et ma femme m'accompagne pour s'assurer que je ne me suis pas trompé de rue. Arrivé sur place je vois ma moto sortir d'une maison (?). Le propriétaire m'avait vu mais n'avait pas eu le temps de sortir la première fois. La seconde il m'a vu arriver et à sorti ma mobylette qu'il avait mise à l'abri la veille. On n'a plus l'habitude de ce genre de gestes gratuits en Europe ...

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Questions (cinq à dix lignes par réponse) :

Vivez-vous au Cambodge, depuis quand ? (Si vous ne vivez pas au Cambodge, y venez-vous souvent ?)
Comment êtes-vous arrivé(e) au Cambodge ?
Quelle est votre activité professionnelle?
Pour quelles raisons aimez-vous le Cambodge ?
Quels sont vos loisirs ?
Que souhaitez-vous pour l’avenir du pays (sujet apolitique) ?
Une anecdote à raconter ?


Pays/territoire : Cambodia
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