dimanche 4 septembre 2016

Somkit ou histoires de dettes, d'adultère et de meurtre

Suite d'une petite série de nouvelles écrites par un français vivant en Thailande depuis de longues années et ayant décidé de conter quelques histoires, histoires insolites, histoires vraies...puisées à partir de faits divers, d'observations, de témoignages et d'histoires vécues. Si cela se passe chez le voisin thaïlandais, le lecteur découvrira toutefois, et probablement souvent, quelques similitudes avec le Cambodge au sujet des déboires ou aventures de ces expatriés d'Asie du Sud-est. Aujourd'hui : Somkit ou histoires de dettes, d'adultère et de meurtre...

Somkit venait d'épouser Wimala et avait du s'endetter pour payer le kanamneum (une sorte de dot) et les frais du mariage. La vente de la récolte de riz de l'année et celle de ses trois buffles n’avaient pas suffi et il avait du emprunter 50 000 baths (environ 1000 euros) a la préteuse Chinoise du bourg. Seulement celle ci demandait 5 % d'intérêt par mois soit 60 % par an. Et il avait du lui laisser le titre de propriété de sa ferme de 25 rai (un rai égale 1600 mètres carrés) en gage. Au début il ne se préoccupa pas trop de sa dette "Bo pen iang" ce n'est pas grave, on verra plus tard. Le couple était très amoureux. Il faut dire que Wimala était une des plus jolies femmes du village. Très vite elle fut enceinte et, neuf mois plus tard, c'est un Somkit rayonnant de bonheur qui assista a la naissance de son premier enfant, une fille qu'ils appelèrent Nipa.

Photographie par The Pope (CC)
Seulement la Chinoise s'impatientait. Elle envoya quelqu'un prévenir Somkit que s'il ne payait pas les intérêts très vite, elle se saisirai de sa propriété et le ferait expulser. Celui ci ne pouvait rien contre elle. Elle avait de puissantes relations et son frère était député de la circonscription et un des hommes les plus riches de la province d'Ubon. Lui n'était qu'un petit paysan donc au plus bas de l'échelle dans la société thaïe ou l'égalité n'existe pas. Pris à la gorge, Somkit se décida a partir travailler sur un chantier de construction a Singapour en laissant sa femme au village s'occuper de sa fille et des rizières.

Tous les mois il envoyait les neufs dixièmes de son salaire à sa femme et gardait le reste pour vivre. Il travaillait dur, douze heures par jour, mangeait très peu et partageait une chambre insalubre de trente mètres carrés avec dix autres ouvriers Thais de l'Issan (le nord est de la Thailande, région la plus pauvre du pays) comme lui. Wimala quant à elle, elle remboursait avec le salaire de Somkit les intérêts de la dette qui s'étaient accumulés. Il ne lui restait que très peu d'argent pour vivre. C'est alors que Tawee fit irruption dans leurs vies.

Tawee était enseignant a l'École primaire du village. A ce titre il avait un salaire régulier. C'était un bel homme de 35 ans marié lui aussi. Ça faisait longtemps qu'il avait remarqué la femme de Somkit car elle était vraiment très belle. Un jour il passa devant la maison de Wimala avec son beau pick up dont il n'avait pas fini de payer le crédit, s'arrêta et proposa a la jeune femme de l'inviter dans le meilleur restaurant d'Ubon Ratchatani, la capitale provinciale. Wimala, éblouie par le charme du bel enseignant accepta. Quant, une semaine plus tard, Wimala réapparu au village, elle était transformée. Tout le monde pu remarquer son air amoureux, absent, et surtout la jolie robe qu'elle n'avait certainement pas pu s'acheter avec ce qui restait du salaire de Somkit après avoir payé la Chinoise. Et depuis lors, régulièrement Tawee passait prendre Wimala et l'emmenait pour 3 ou 4 jours dans un hôtel d'Ubon.

Rassanee, l'épouse légitime de Tawee ne fut pas longue a comprendre que son mari avait une maîtresse. Tout le village jasait sur cette histoire. De plus, l'enseignant s'absentait de plus en plus souvent. Un jour, à son retour, elle lui fit une terrible scène de jalousie. Tous les voisins purent entendre les hurlements de la femme qui avait une voix particulièrement stridente. Au bout d'un moment le mari excédé sauta dans son pick up et parti rejoindre Wimala. Ce soir la, ils firent l'amour dans le lit même de Somkit alors que le bébé dormait a coté. Le lendemain, Rassanee se pointa devant la maison de Somkit et commença à insulter les deux amants. Wimala descendit furieuse et les deux femmes commencèrent a se battre. Tawee dut appeler les voisins à son aide pour séparer les deux furies. La femme de l'enseignant rentra chez elle pleine de haine dans son cœur. Elle se saisi alors d'une feuille de papier et d'un stylo et écrivit une lettre à Somkit ou elle lui raconta toute l'histoire.

Après avoir reçu la lettre, le mari de Wimala pleura longtemps. Somkit était quelqu'un de particulièrement doux et gentil et il aimait vraiment sa femme. Il culpabilisa, se disant que tout était de sa faute, que s'il était resté a la maison, rien de tout cela ne serait arrivé. Il se considérait comme fautif oubliant par la même occasion que c'était à cause de la pression de la Chinoise qu'il avait du s'expatrier a Singapour, pression due au fait qu'il avait du emprunter pour payer une dote aux parents de Wimala. Quant il eut fini de se lamenter, Somkit décida de rentrer chez lui.

Wimala était en train de bercer sa petite fille quand il arriva. Elle fut tout d'abord surprise de le voir, il restait presque 30 000 baths à rembourser a la Chinoise. Puis ils s'embrassèrent, heureux de se retrouver. Malgré son amant, elle l'aimait toujours, bien qu'un peu moins qu'au début de leur mariage. C'est alors que Somkit montra la lettre de Rassanee a sa femme.

Wimala pleura après l'avoir lue. Elle expliqua a son mari que la vie était trop dure ici, qu'elle devait utiliser la presque totalité du salaire de Somkit pour payer l'usurière, qu'il ne lui restait que très peu d'argent pour manger, que Tawee avait eu pitié d'elle et l'avait invitée plusieurs fois au restaurant mais que jamais, jamais il n'avaient couché ensemble. C'était cette garce de Rassanee qui avait tout inventé. Cette femme était méchante. Une harpie qui adorait dire du mal des autres et qui passait son temps à hurler sur son mari (ce qui d'ailleurs n'était pas tout a fait faux). A son tour Somkit éclata en sanglots. Il prit tous les torts à son compte, se traita d'égoïste et de sans-cœur pour abandonner ainsi son épouse seule a la maison et d'imbécile pour avoir pu croire ce que racontait cette lettre. Après les longues excuses de son mari, Wimala, qui s'attendait a ce qu'il la batte ou tout du moins la réprimande pour son infidélité, commença à le mépriser.

Pendant quelques temps tout fut comme avant. On aurait pu croire que rien ne s'était passé. Certes beaucoup de gens avaient racontés en douce à Somkit ce qui était arrivé pendant son absence, mais comme Tawee et Wimala ne cherchaient pas a se revoir, il ne voulut pas avoir des explications avec sa femme. C'était le temps de la moisson. Après avoir récolté le riz de leur ferme les deux époux le vendirent et l'argent ainsi gagné pu effacer la moitié de la dette de Somkit. Ils allèrent ensuite aider à récolter le riz des autres fermes et ce qu'ils gagnèrent passa à la Chinoise. A la fin il ne restait plus que 13 000 baths à rembourser, mais les moissons terminées il n'y avait plus de travail pour Somkit et les intérêts (5 % par mois) recommencèrent a s'accumuler. Le mari de Wimala dut se résoudre à repartir pour Singapour.

Somkit parti, Wimala ne chercha pas tout de suite à revoir Tawee. Mais ce dernier avait vraiment envie de la retrouver. Rassanee était de plus en plus insupportable et il ne se passait pas un soir sans qu'elle ne lui fasse une scène. Un jour, excédé, il avait fini par lui coller une baffe mais cela avait rendu les choses pires encore. Furieuse, elle s'était mise à tout casser dans la maison. Il pris alors sa voiture et parti pour Ubon. Le lendemain, il rentra au village mais, au lieu d'aller chez lui, il se rendit directement chez Somkit. Là, il appela Wimala et lui offrit un magnifique bracelet en or qu'il venait d'acheter dans un magasin de la grande ville. Le soir il dormait dans le lit de Somkit avec la femme de ce dernier.

Rassanee dut partir quelques temps voir sa mère qui habitait a Khorat (grande ville située a environ 300 kms d'Ubon en direction de Bangkok) et qui était très malade. Somkit en avait pour un bout de temps à travailler à Singapour. Tawee et Wimala pouvaient donc s'aimer sans retenue. Ils ne s'en privèrent pas. Pendant des mois les deux amants vécurent un amour fou. La fille de Somkit, âgée de deux ans au moment du départ de son père pour Singapour, était trop petite pour se rendre compte de quoi que ce soit, quant aux ragots du village et aux regards mauvais que leur jetaient les gens, tout ça leur passait au-dessus de la tête.

Deux ans plus tard, Somkit continuait a envoyer de l'argent a sa femme pour payer une dette désormais imaginaire vu qu'elle était remboursée depuis déjà plusieurs mois, seulement sa femme avait délibérément omis de lui faire part de ce détail. Le salaire de Somkit lui servait en fait à mener la grande vie. Elle n'était pas non plus emmerdée par Rassanee car la mère de celle ci était de plus en plus mal l'obligeant à rester à son chevet car elle était fille unique et la vieille dame n'avait personne pour s'occuper d'elle. De plus, comme Wimala disposant du salaire de son mari, Tawee pouvait envoyer la moitié du sien a son épouse, ce qui avait, en plus, l'avantage de calmer les soupçons de Rassanee. Celle-ci prenant la femme de Somkit pour une traînée était incapable d'imaginer qu'elle puisse rester avec son mari pour autre chose que de l'argent. Bref tout était merveilleux pour les deux amants qui s'aimaient avec passion. Un jour cependant, Somkit réapparu au village.

Tawee était encore dans la maison de Somkit quant celui ci arriva. Comme l'enseignant avait un statut supérieur au paysan ce dernier lui fit un wai (salut Thai, les deux mains jointes devant le visage comme pour une prière) respectueux. Tawee, un peu gêné car il venait juste de faire l'amour avec Wimala répondit au wai de Somkit. Puis après avoir raconté avec une voix mal assurée qu'il était venu voir si la femme et la petite fille n'avaient besoin de rien, l'enseignant reparti chez lui. Somkit se tourna alors vers Wimala qui venait juste finir de s'habiller et remarqua les beaux bijoux en or qu'elle portait. Ils s'observèrent sans dire un mot. La tension était perceptible physiquement.

Au bout d'un moment qui parut très long à Somkit, Wimala finit par parler :
- Pourquoi es-tu rentré ?
- Mais chérie, ma soeur Malee m'a écrit que la dette était remboursée.
- Et que t'a t'elle écrit d'autre ?
- Elle m'a racontée que tu sortais avec l'enseignant.
Wimala laissa exploser sa colère :
- Oui c'est vrai, ta salope de sœur ne t'a pas menti. Il est beau et ce n'est pas un minable comme toi lui au moins. Il a une voiture et il m'offre de l'or.
Ces mots furent criés si fort que la petite fille de Somkit qui dormait à coté se réveilla brusquement et se mit à pleurer.

- Nipa, Nipa ne pleure pas, je suis ton père dit Somkit a sa fille qui allait sur ses cinq ans.
En le voyant s'approcher d'elle, la gamine qui ne le reconnaissait pas car il avait été absent depuis plus de deux ans sanglota de plus belle.
- tu vois, même elle ne veut pas te voir dit méchamment sa femme. Moi je m'en vais d'ici.
Elle se saisit de son sac et se dirigea vers la porte.
Somkit essaya de lui barrer le chemin.
- Chérie, chérie ne pars pas, oublions tout cela, recommençons tout comme avant.
- Laisse moi passer dit-elle en le poussant violemment sur le coté.
En sortant, elle claqua la porte tellement fort que toute la maison trembla. Somkit, sous le choc de se qu'il venait de voir et fatigué du voyage fut incapable de réagir. Il se laissa glisser sur le lit et resta prostré. Les sanglots de Nipa redoublèrent.

Wimala revint trois jours plus tard. Elle se servit un verre d'eau sans même accorder un regard à son mari ni à sa fille. Somkit se décida a lui adresser la parole :
- Chérie, je sais que j'ai eu tort de te laisser seule. J'aurais du t'emmener a Singapour avec moi. Mais maintenant je suis revenu. et je ne t'abandonnerai plus jamais.
- Oh, tais toi, lui répliqua sa femme d'une voix pleine de mépris.
- Mais chérie je ...
- FERME LA !!!
Il s'arrêta alors de parler. Une heure après un coup de klaxon retentit de dehors. Wimala, qui, entre temps s'était lavée et changée, pris son sac et avant de partir se tourna vers Son mari et lui dit :
- Je pars quelques jours pour Ubon. Occupe-toi bien de Nipa.
Après avoir entendu le pick up démarrer, Somkit s'asseya sur le lit et se pris le visage entre les mains.

Cette situation dura quelques mois. Tawee passait prendre la femme de Somkit tous les vendredi soir et la ramenait le lundi matin. Le reste de la semaine, comme il enseignait, elle restait a la maison. Wimala faisait lit à part et les deux époux ne s'adressaient presque plus la parole. A chaque fois que Somkit essayait d'élever une timide protestation, sa femme le rembarrait. Puis, la mère de Rassanee ayant fine par mourir, cette dernière revint au village.

Le 16 mars, arrivèrent les vacances scolaires (en Thailande les grandes vacances ont lieu de la mi-mars a la mi-mai). Tawee disposait donc de tout son temps pour s'occuper de Wimala. Il passa donc la prendre avec son pick up et ils partirent pour Ubon. Deux semaines plus tard, comme ils n'étaient pas revenus, Rassanee alla voir Somkit.
- Viens avec moi chercher ta femme et mon mari.
- Tu sais ou ils sont ?
- Dans un hôtel à Ubon. Allez prépares-toi et allons-y, le bus pour Ubon passe dans dix minutes.
Somkit eu juste le temps de confier Nipa à sa sœur qui habitait a coté de chez lui, avant l'arrivée de l'autobus.

Une fois a Ubon, Rassanee entraîna le mari de Wimala vers Un hôtel près de la rivière Moun.
- Comment sais tu que c'est là qu'ils sont ? lui demanda Somkit.
- La semaine dernière j'ai fait tous les hôtels de cette ville pour les trouver. D'ailleurs regardes. C'est le pick up de mon mari qui est garé la. Attendons un peu plus loin. Ils ne vont pas tarder à sortir pour manger. On les interpellera à ce moment la. Effectivement, un quart d'heure plus tard Tawee et Wimala apparaissaient.

Rassanee se rua comme une furie sur son mari. elle l'invectiva d'une voix si forte que tous les passants se retournèrent.
- VIENS SALAUD, ON RENTRE A LA MAISON, hurla t'elle.
Vu que pleins de gens commençaient à se rapprocher et que Somkit était avec sa femme, Tawee n'osa pas protester. Il suivit docilement sa femme montèrent tous les deux dans le pick up et prirent la route du village. Somkit et Wimala restèrent face à face.

- Viens chérie, le bus pour le village va repartir dans une demi-heure.
Il avait parlé d'une voix très douce, presque gêné de l'avoir dérangée. Wimala , après avoir jeté un regard a son mari ou pouvait se lire tout le mépris qu'elle ressentait pour lui, le suivit sans dire un mot.

Et ce fut comme ça pendant des mois et des mois. Régulièrement les deux amants partaient pour Ubon. Mais ils avaient beau changer d'hôtel, Rassanee qui entraînait Somkit à sa suite, finissait toujours par les retrouver. De plus, quant Tawee venait la chercher, Wimala, sans un égard pour son mari, embrassait son amant devant lui avant de monter dans le pick up. Souvent il y avait plein de villageois qui assistaient à la scène, ce qui rajoutait a l'humiliation de Somkit. Un jour pourtant elle dépassa les bornes.

Somkit avait beaucoup travaillé ce jour la. Il avait coupé beaucoup de bois pour faire du charbon et il rentrait chez lui crevé. Wimala l'attendait devant la porte.
- Tawee va divorcer, dit-elle à son mari, et comme la maison appartient à Rassanee il ne peut pas y rester. Il va donc venir habiter ici. Il faut donc que tu vides les lieux. Emmènes Nipa avec toi.
- Mais chérie ...
- J'ai l'intention, moi aussi, de divorcer de toi. Tu n'es qu'une merde. Tawee est un vrai homme lui, pas un minable comme toi. Je vais me remarier avec ...
Elle ne put terminer sa phrase. Somkit qui avait a la main la machette dont il s'était servit pour couper le bois, l'abattit de toute ses forces sur Wimala. Elle eu juste le temps de mettre son bras devant son visage dans un geste dérisoire de défense. Le membre fut sectionné juste en dessous du coude.
- CHIENNE, JE VAIS TE TUER !!! hurla t'il d'une voix déformée par la haine et il donna de nouveau un coup de son outil bien aiguisé sur sa femme.

Le deuxième coup avait atteint Wimala au niveau du sein qui fut fendu en deux. Wimala s'enfuit en hurlant. Somkit lança la machette vers elle. L'outil la heurta a l'épaule. elle trébucha et tomba. Somkit prix alors une houe et commença à frapper le dos de Wimala avec.

La fille de Somkit apparu sur le palier et sanglota :
- Non papa, je t'en prie, ne fait pas de mal à maman.
Les voisins alertés par les cris. sortirent de chez eux et commencèrent a s'approcher.
- SOMKIT ! ARRÊTES, lui cria sa sœur.
- NE VOUS APPROCHEZ PAS SINON JE VOUS TUE VOUS AUSSI, hurla t'il la bave aux lèvres.
Les témoins apeurés par cet homme que la rage avait transformé en bête sauvage reculèrent en lui criant de s'arrêter. Somkit, ne les entendant même pas continua de s'acharner sur sa femme à terre. Quant il en eu fini avec elle, il ne restait plus de la jeune femme qu'un amas de chair sanguinolente.

Somkit, à qui les juges reconnurent les circonstances atténuantes, fut condamné à dix ans de prison. Tout le temps de sa peine il fut un prisonnier modèle, apprécié par ses codétenus et par les gardiens. En 2004, après sept ans passés derrières les barreaux, il reçut la grâce royale et fut libéré. Il se remaria peut après avec une veuve dont l'ancien mari, dealer de yaba, avait été tué lors du massacre des petits revendeurs de drogue en 2003 (il y eu 2500 exécutions extrajudiciaires). Ils forment aujourd'hui un couple heureux.

Nipa est devenu une adolescente aussi belle que sa mère. Début 2007 lorsqu'elle venait d'avoir 16 ans, un commerçant sino-thai du bourg ou elle allait au collège qui l'avait remarquée depuis longtemps, a demandé sa main. Ils se sont mariés et l'homme, de 20 ans son aîné, est resté très amoureux d'elle.

Tawee, objet de la haine et du mépris des villageois, a cherché a être muté. Il a fini par y arriver et il est parti avec Rassanee. Personne n'a plus jamais entendu parler d'eux.

Pays/territoire : Thailand
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