mercredi 11 mai 2016

Politique - Affaire Sokha : Hun Sèn envisage de pardonner

Après avoir rappelé hier à Koh Pich les limites des libertés individuelles et d'expression. le premier ministre a aussi déclaré que le gouvernement serait toujours prêt à prendre des mesures pour maintenir la paix et prévenir l'anarchie : "...Ceux qui ont financé le mouvement Lundi Noir sont connus....Tant qu'une manifestation n'est pas été autorisée, des mesures similaires seront prises. Le tribunal a été mis en place pour faire respecter la loi, les forces de l'ordre ont été mises en place pour protéger le pays, et les prisons ont été mis en place pour les détenus...Cessez de m'interroger à ce sujet... ", a déclaré le Premier ministre.

Hun Sèn (Centre). Photo AKP
Le premier ministre a également pris le temps d'avertir les officiels déjà emprisonnés : "...Si vous êtes dociles, je penserai à un éventuel pardon. Mais si vous êtes insolents, ce sera différent. En vertu des règles de justice, je ne pourrai pas intervenir mais, une fois que le tribunal aura rendu le verdict, le Premier ministre est autorisé à demander le pardon royal ou à réduire la peine de tout détenu. Si les manifestations continuent, ce n'est pas bon pour les détenus...''

M. Sarom qui, avec les autres détenus du Lundi Noir a été libéré après un court séjour en garde à vue, a choisi de lire le discours du premier ministre de façon positive : "Le discours était un signal positif pour nous, à présent, nous ne savons pas si nous allons continuer la campagne Lundi Noir ", a déclaré M. Sarom à la presse locale. Pheav Mey, l'épouse de Nai Vanda a de son coté déclaré :  "Les familles se sentent déchirées, nous espérons une libération très prochaine''


Pays/territoire : Phnom Penh 12000, Cambodia
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