mardi 31 mai 2016

Exposition : Voyage au cœur du Cambodge éternel

L’Institut français présente quarante photos sélectionnées par Françoise Callier, Directrice artistique d’Angkor Photo Festival pour l’édition de décembre 2015, à partir des collections de l’Ecole française d’Extrême-Orient. Voyage au coeur du Cambodge éternel se déroulera du 09 juin au 20 août 2016.

Photo EFEO 
Ces photographies ont été réalisées entre 1908 et 1968 pour compléter les notes et les croquis des chercheurs. Les thèmes traités dans ces clichés illustrent la richesse des disciplines de l’EFEO : architecture, archéologie, épigraphie, ethnographie, histoire de l’art …A travers cette série de photos, les chercheurs ont photographié à la fois les temples et la statuaire, mais également la vie quotidienne, les villages flottants, les bords du TonleSap à Phnom Penh ou les pêcheurs ainsi que les chantiers réalisés dans l’enceinte d’Angkor, proposant ainsi un témoignage inestimable du Cambodge, notamment au cours de la première moitié du XXème siècle.

Françoise Callier, Directrice artistique d’Angkor Photo Festival déclare : "En 2015, j’ai proposé à Dominique Soutif, directeur de l’EFEO à Siem Reap, de faire une exposition de leurs archives. L’idée me passionnait. Vu qu’il y avait 26 000 photos à regarder, il a fallu trouver un axe. J’ai choisi de montrer le travail extraordinaire fait par l’EFEO : la restauration des temples ainsi que les objets les plus remarquables qui y ont été découverts."

École française d’Extrême-Orient
Dès sa création en 1900 à Saigon (puis Hanoï en 1902), l’École française d’Extrême-Orient (EFEO) se dote d’une photothèque. À partir de 1933, l’EFEO s’adjoint les services d’un photographe professionnel, Jean Manikus. Secondé par Nguyen Huu Tho, il crée un service photographique qui fonctionne de 1933 à 1959, constituant ainsi les importants fonds patrimoniaux de l’EFEO. Lorsque, sous la pression des événements politiques, l’EFEO transfère son siège de Hanoï à Saigon en septembre 1954, une copie du fonds photographique est envoyée à Paris où le siège de l’École est définitivement installé en 1961. La photothèque de Paris est ainsi créée, prenant la relève de celle de Hanoï.

Archéologues à lEFEO de Siem Reap
Aujourd’hui, plus de 180 000 clichés y sont conservés. Les supports, reflet de l’évolution des techniques photographiques, sont de nature différente : plaques de verre au gélatino-bromure d’argent, le plus souvent stéréoscopiques ; négatifs ; diapositives ; tirages argentiques et couleurs ; clichés numériques. Du fait de l’implantation historique de l’École et de ses missions, le Cambodge et le Vietnam sont particulièrement bien illustrés ainsi que, dans une moindre mesure, le Laos. La création de nouveaux Centres EFEO à partir des années cinquante (Inde, Chine, Indonésie, Thaïlande, etc.) augmente et diversifie les archives.

Ces photographies ont un intérêt scientifique majeur, complétant rapports de missions et journaux de fouilles. La campagne de numérisation des fonds entreprise en 2002 se poursuit assurant ainsi la conservation des photographies et leur diffusion auprès de la communauté scientifique et du grand public. L’École française d’Extrême-Orient, une des cinq écoles françaises à l’étranger, est avant tout un établissement de recherche. Seul établissement français entièrement consacré aux études asiatiques, l’EFEO incarne depuis plus d’un siècle une tradition de recherche fondamentale sur le terrain, de l’Inde au Japon. L’EFEO s’adaptant aux transformations des sociétés sur lesquelles elle travaille, s’ouvre également à des problématiques contemporaines. Ses 42 enseignants-chercheurs ont vocation à travailler en Asie, sur le terrain de leurs études. L’EFEO a progressivement développé un réseau de 18 centres et antennes dans 12 pays asiatiques lui permettant d’intégrer un important réseau de chercheurs et d’universitaires asiatiques.
Source Institut Francais
Pays/territoire : Phnom Penh 12000, Cambodia
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