jeudi 24 mars 2016

Aide Internationale : Les évolutions de la coopération française au Cambodge

La France, grâce notamment à la hausse des financements de l’Agence Française de Développement, se positionne comme un partenaire de premier plan pour le développement économique et social durable du Cambodge avec 154 millions d’euros d’aide programmée pour 2016-2017.

Une séance d’information sur les évolutions de la coopération française au Cambodge a été organisée par l’Ambassade de France, le 23 mars dernier en présence du prochain Ambassadeur du Cambodge à Paris, S.E. CHEM Widhya. Les partenaires institutionnels de l’Ambassade de France et de l’Agence Française de Développement, les experts techniques français travaillant auprès d’institutions cambodgiennes, les centres de recherche français établis au Cambodge ainsi que des représentants d’ONG locales et françaises actives dans le pays ont participé à ce séminaire. 

Les évolutions de la coopération française au Cambodge. Photo fournie
La France est un bailleur bilatéral majeur au Cambodge, avec une enveloppe d’aide d’environ 154 millions d’euros programmée pour la période 2016-2017. Les priorités de la coopération ont été fixées dans le Document Cadre de Partenariat France-Cambodge signé à Phnom Penh en 2015 par S.E. Hor Namhong, Vice-Premier ministre, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale et Mme Annick Girardin, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie. Elles s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de développement du Cambodge.

L’aide française privilégie ainsi deux axes principaux qui figurent parmi les priorités d’investissement du Gouvernement Royal du Cambodge: le soutien aux secteurs productifs de l’économie cambodgienne et le développement de ses ressources humaines. La France finance ainsi des projets dans l’agriculture et le développement rural (50 000 hectares de périmètres irrigués réhabilités), les infrastructures rurales et urbaines (amélioration de 1 200 km de routes rurales, réhabilitation du Marché Central, construction des stations de traitement des eaux de Chroy Changvar et de Niroth, financement de 3 lignes de transmission d’électricité pour renforcer le réseau national) et de l’accès au financement en milieu rural (électrification rurale, eau et assainissement, soutien à la Banque de développement rural, microfinance verte). 

Par ailleurs, la France contribue au développement des ressources humaines dont le Cambodge a besoin en soutenant à la fois la formation supérieure et la recherche ainsi que la formation professionnelle (secteurs du tourisme et du textile notamment). 7 000 étudiants sont par exemple inscrits dans les filières universitaires d’excellence en droit, économie, sciences de l’ingénieur et médecine, tandis que près de 500 étudiants cambodgiens poursuivent leurs études dans une université française, dont près de près de 100 grâce à une bourse financée par la France ou ses partenaires francophones (Union Européenne et Agence Universitaire de la Francophonie). 

Deux domaines continuent en outre de bénéficier d’une attention particulière, à savoir la culture et le patrimoine d’une part, la formation des casques bleus cambodgiens d’autre part. La France poursuit ainsi son action en faveur de la préservation et de la réhabilitation du patrimoine angkorien (restauration en cours du temple du Mebon après celui du Baphuon achevée en 2011 et co-présidence du Comité International de Coordination du site d’Angkor) et des échanges culturels et linguistiques, à travers des évènements organisés par l’Institut Français du Cambodge comme le festival d’arts urbains de Phnom Penh ou des ateliers de création associant artistes cambodgiens et français. Parallèlement, la France poursuit son soutien à la formation des casques bleus cambodgiens déployés dans des opérations de maintien de la paix des Nations unies à travers des formations pratiques et linguistiques. 

Pour mettre en œuvre ses priorités, la France peut s’appuyer sur de nombreux acteurs actifs au Cambodge. Des centres de recherche comme l’Institut Pasteur du Cambodge ou l’Ecole Française d’Extrême-Orient notamment, des collectivités locales françaises ainsi que de nombreux volontaires français – environ 500 par an – travaillant dans des ONG françaises ou locales, fournissent au quotidien des services et une expertise au bénéfice des populations locales. 

La France constitue donc un partenaire de premier plan pour le développement économique et social du Cambodge, à la fois sur le plan des montants mis en œuvre – l’AFD a ainsi engagé 80 MEUR en 2015 pour des projets au Cambodge – que sur le plan de l’expertise humaine mobilisée.  Pour mémoire, l’aide publique au développement française s’est élevée à 10,4 Md USD en 2014 (source OCDE).
Source : Ambassade de France

Pays/territoire : Cambodia
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