jeudi 14 janvier 2016

La Chine pourrait se joindre à la lutte contre Daech

Le Washington Times rapporte, se référant à des sources dans les forces armées américaines, que Pékin, préoccupé par le nombre croissant de combattants d'origine chinoise dans les rangs de Daech, pourrait se joindre aux pays luttant contre ce groupe extrémiste. La Chine pourrait s'engager dans la lutte contre les terroristes du groupe radical Etat islamique, a annoncé jeudi le Washington Times se référant à des sources dans les forces armées des Etats-Unis.

Militaires chinois
© REUTERS/ Bobby Yip
Selon le quotidien, Pékin est évidemment préoccupé de voir que les combattants d'origine chinoise deviennent toujours plus nombreux à se joindre à l'Etat islamique. D'ailleurs, un fonctionnaire proche du dossier a déclaré qu'il restait à savoir quel camp rallierait la Chine dans la lutte anti-EI. Le Washington Times estime que la Chine préférera se joindre à l'opération des forces armées de Russie en Syrie plutôt que d'adhérer à la coalition internationale anti-Ei dirigée par les Etats-Unis. Le 30 septembre dernier, la Russie a entamé les frappes aériennes ciblées contre les sites de Daech et du Front al-Nosra en Syrie à la demande du président Bachar el-Assad. Depuis, les forces aérospatiales russes appuyées par des navires de la Flottille de la mer Caspienne et par le sous-marin Rostov-sur-le-Don appartenant à la Flotte de la mer Noire ont abattu plusieurs centaines de djihadistes et ont détruit des milliers d'ouvrages terroristes. Le soutien de l'aviation russe a permis aux forces gouvernementales et à l'opposition patriotique syrienne de lancer une offensive contre les positions des terroristes. Selon l'état-major des forces armées russes, au cours de ces 45 derniers jours, plus de 150 localités ont été libérées en Syrie. L'état-major signale cependant que les djihadistes continuent de recevoir des renforts depuis la Turquie en dépit des efforts de la communauté internationale. La coalition anti-EI dirigée par les Etats-Unis effectue elle aussi des frappes en Syrie, sans cependant avoir le mandat des autorités syriennes. La Russie échange avec cette coalition internationale des informations sur les vols d'avions, mais une coordination plus étroite fait défaut. En plus, l'Occident accuse la Russie de bombarder non seulement les sites des terroristes, mais aussi les positions de ce qu'on appelle l'opposition modérée. Le ministère russe de la Défense qualifie ces accusations de gratuites.
Avec l'aimable autorisation de Sputnik
Pays/territoire : China
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