mardi 4 août 2015

Réaction du gouvernement contre la porte-parole du HCDH

Ravina Shamsadani fustigée par le gouvernement

L’Unité de presse et de réaction rapide relevant du Conseil des ministres a publié une réponse suite aux commentaires de la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), Ravina Shamsadani, concernant le processus d’adoption de la loi sur les ONG et la condamnation de onze activistes du Parti de sauvetage national du Cambodge (CNRP). Les commentaires de Mme Ravina Shamsadani sont complètement faux, souligne le communiqué.

Mme Ravina Shamsadani
Mme Ravina Shamsadani 
La demande de la porte-parole du HCDH au Conseil constitutionnel de rejeter le projet de loi sur les associations et les organisations non-gouvernementales (ONG) est de nature à violer les principes de l’Etat de droit et  démontre clairement son incompréhension du Cambodge. Le communiqué souligne aussi la tentative d'ingérence profonde de l'organisme dans les procédures internes du corps législatif en ignorant aussi que  toute adoption de loi au Cambodge doit être faite par l’Assemblée nationale, le Sénat et promulguée par Sa Majesté le Roi.“Il n’y a aucun article qui restreint la liberté ou fait pression sur les associations et les ONG”, précise à nouveau le communiqué.

En ce qui concerne la condamnation de onze activistes du CNRP, le gouvernement rejette l’accusation de Mme Ravina Shamsadani selon laquelle le gouvernement cambodgien aurait interféré dans les affaires judiciaires, soulignant qu'il s'agit une accusation sans fondement. A rappeler que les onze activistes du CNRP ont été condamnés la semaine dernière de 7 à 20 ans de prison pour avoir dirigé une manifestation déclarée illégale, près du Parc de la liberté, à Phnom Penh, vers mi-juillet 2014.
Par C. Nika - AKP Juillet 2015 -
Pays/territoire : Cambodia
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