mardi 28 juillet 2015

Musique : un coffret indispensable sur la musique khmère

Ballet classique, théâtre d’ombres, chants de mariage

Témoignage d'une des cultures les plus originales de l'Asie du Sud-Est, la musique khmère accompagne les danses sacrées et participe au récit des épopées. Intermédiaire entre les mondes des vivants et des morts, elle prend part à l'hommage aux divinités et aux maîtres et elle anime les rites religieux. Textes et photos par Maison des cultures du Monde. Acheter le coffret.


Ce disque compact présente trois genres majeurs de la musique cambodgienne : la musique classique jouée sur l'orchestre traditionnel pinpeat, qui accompagne le ballet classique khmer, le théâtre d'ombres sbèk thom, et les chants de mariage soutenus par le petit ensemble phleng khmer


Patrimoine khmer, architecture grandiose, royale et sacrée, les temples d'Angkor (XIIe siècle)symbolisent l'âme et la civilisation d'un pays. Aujourd'hui encore, ils attestent la splendeur d'un art musical et chorégraphique dont le Cambodge, ruiné par la guerre et tiraillé par les idéologies politiques, a pu par bonheur préserver l'essentiel. La musique khmère vient donc témoigner non point de l'héritage d'une époque révolue mais de la persévérance et de la vitalité d'une des cultures les plus originales de l'Asie du Sud-Est. Elle accompagne les danses sacrées et participe au récit des épopées (Râmâyana, Mahâbhârata, légendes diverses…). Intermédiaire entre les mondes des vivants et des morts, elle prend part à l'hommage aux divinités et aux maîtres et anime les rites religieux. Elle évoque un état d'âme, crée une atmosphère, elle nous charme enfin par ses mélodies. La musique khmère est construite sur un ensemble bien structuré : le jeu orchestral et hétéro-phonique et un répertoire mélodique constitué depuis des siècles. 


Les instruments à percussion faits de bois, de bambou, de métal et de peau sont conçus de manière à produire des sonorités distinctes et vivantes, résultat d'un long apprentissage, d'une patience inouïe et d'un don inné. En l'absence de notation musicale, la transmission se perpétue par voie orale. Le terme pinpeat (formé à partir des mots pin, hautbois, et peat, instrument de musique) désigne l'orchestre classique. Elément essentiel de la culture royale et sacrée, on le voit représenté sur les bas-reliefs des temples d'Angkor, participant au culte du Dieu-Roi Devaraja ou accompagnant le Reamker – version cambodgienne du Râmâyana – et la danse des divines apsara.
Pays/territoire : Cambodia
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