jeudi 11 juin 2015

Vidéo : Orchestre de mariage Phleng Kar


Le mariage, bien que simplifié et raccourci en durée par rapport au passé, conserve toutefois une certaine tenue. Il rappelle l’union de Preah Thong et de la Nagi (la fille serpent), une légende bien connue des Khmers dont ils conservent rites et airs musicaux.  Un mariage khmer se divise en trois phases : les préliminaires au mariage, le mariage proprement dit et l’après mariage. Tous les préliminaires sont orchestrés, dans la tradition pure, par une entremetteuse diligentée par la famille du garçon.  Le mariage contemporain dure généralement trois jours contre une semaine autrefois. 
Les musiciens sont des acteurs dédiés à l’animation. Leur action commence notamment avec la procession ritualisée qui s’organise, dans les villes, entre un lieu situé à quelques centaines de mètres de la maison de la jeune fille. Avant le démarrage de cette procession, deux musiciens frappent les gongs plats khmuh qui ponctueront également plus tard tous les moments clés du mariage. Puis ils échangeront leur gong pour une vièle bicorde à archet prisonnier tro sau et un tambour en gobelet skor daey sur lesquels ils interpréteront une unique mélodie pour conduire la procession jusqu’à la maison de la jeune fille. 


La suite de la séquence a été tournée dans la maison de la jeune fille en présence de la famille proche et des maîtres de cérémonie. L’orchestre joue une bonne partie de la journée presque sans relâche. La structure de l’orchestre est ici minimaliste : un tambour skor daey, une vièle bicorde tro sau, une cithare à cordes frappée khim, une cithare sur caisse takhê et une chanteuse. 
Une réalisation de Patrick Kersalé / © Patrick Kersalé 

Pays/territoire : Cambodia
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