vendredi 22 mai 2015

Avertissement du gouvernement aux agences de l'ONU

Le Cambodge appelle les représentants des agences de l’ONU au Cambodge à respecter la Charte des Nations Unies

Le vice-Premier ministre Hor Namhong, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Cambodge, a eu ce matin à Phnom Penh un entretien avec les représentants de certaines agences de l’ONU dirigée par Mme Claire Van der Vaeren, coordonnatrice de l’ONU et représentante du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Cambodge. Ces agences de l’ONU sont l’Office du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et ONU Femmes.

Le vice-Premier ministre Hor Namhong, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Cambodge, a eu ce matin à Phnom Penh un entretien avec les représentants de certaines agences de l’ONU dirigée par Mme Claire Van der Vaeren, coordonnatrice de l’ONU et représentante du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Cambodge. Ces agences de l’ONU sont l’Office du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et ONU Femmes.
Hor Namhong et Claire Van der Vaeren, coordonnatrice de l’ONU. Photo: Chim Nary

Selon une note du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale adressée à ces  agences de l’ONU rendu public ce matin, le Cambodge était surpris de leurs commentaires et critiques sur le projet de loi sur les associations et les organisations non-gouvernementales, publiés dans le quotidien The Phnom Penh Post, le 12 mai 2015, sous le titre “L’importance de la confiance”. “Dans la Constitution cambodgienne, il n’y a aucun mot appelant à la consultation avec les ONG et la société civile avant de soumettre un projet de loi au Parlement”, explique la note.

La note a également rappelé à ces agences la Charte des Nations Unies et leur a demandé de respecter leur mandat spécifique. “L’article 2, paragraphe 7 de la Charte des Nations Unies stipule que ‘Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un Etat’. Donc, vos commentaires vont au-delà de la Charte des Nations Unies”, stipule la note. 

Hor Namhong et les représentants ONU / UNDP

En outre, dans leurs lettres de nomination respective, il n'est pas stipulé qu'il leur est permis de faire des commentaires et/ou de critiquer le gouvernement royal sur le projet de loi qui n’est pas sous leur mandat, mais, ils peuvent soumettre leurs opinions aux institutions concernées pour examen et coopération au lieu de publier leurs commentaires et critiques dans les médias. “En tant qu’Etat de droit, nous voulons juste savoir qui fait quoi dans ce pays souverain et en tant qu’un membre de l’ONU, nous avons besoin de la transparence et de l’ordre lorsque des milliers d’ONG, d’organisations de la société civile et d’associations exercent leurs fonctions dans tout le pays”, conclut la note. A noter que le 20  mai, le ministère cambodgien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a aussi, à travers une note envoyée à l’Ambassade américaine à Phnom Penh, réagi contre la critique faite par William Todd, ambassadeur américain, sur le projet de loi sur les associations et les organisations non-gouvernementales, après que The Phnom Penh Post a, le 19 mai 2015, publié un article dont le titre: “Tous les yeux sur la loi sur les ONG: Todd”.
Par C. Nika / AKP Phnom Penh, mai 2015 –
Pays/territoire : Phnom Penh, Cambodia
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