vendredi 3 avril 2015

Manger dans la rue au Cambodge

Street food, oui ou non?

Manger dans la rue fait partie du paysage cambodgien et des habitudes de nombreuses villes d'Asie. Si l’expérience exotique est tentante pour les étrangers, la question récurrente qui se pose est de connaitre les risques de se restaurer auprès de ces étals et marchands ambulants qui pullulent dans la capitale.

Cambodge, production vidéo, presse, filmmaker, documentaires, documentaries, Christophe Gargiulo, Kampuchéa, Cambodge Mag, magazine, Tonle Sap, articles, nouvelles, video production, Cambodia, KiamProd, KiamProd photography, KiamProd movies,KiamProd music, espèces en danger
Street Food. Photo KiamProd  +855 087 261 019
Est-il dangereux pour la santé de manger dans la rue? Il est impossible d'apporter une réponse claire et définitive. Il y a des gens qui mangent dans la rue et ne sont jamais malades. D'autres qui n'y mangent jamais mais tombent malades...Si bon nombre des ces restaurants de rue feraient hurler les contrôles sanitaires de villes plus occidentales, la problématique pourrait ne pas venir seulement d'une hygiène parfois approximative. Certains estomacs auront du mal à tolérer ce type de nourriture bien locale et le fait qu'elle soit consommée dans la rue n'y change rien. Donc, avant d'incriminer ces sympathiques vendeurs, vérifiez que votre estomac supportent certains ingrédients très asiatiques.

Street Food. Photo KiamProd  +855 087 261 019
Quant à la question, importante, de l’hygiène, à vous de vous faire une idée en faisant une petite inspection. Il est facile de vérifier si les produits viennent du marché et s'ils sont frais, si le vendeur ou la vendeuse utilise des gants ou manipule la nourriture avec des pincettes. Beaucoup de signes peuvent rassurer, d'autres peuvent inciter à la prudence, des vendeurs aux mains sales qui laissent tripoter de la viande à griller sont à éviter. Vérifier que les couverts et baguettes soient propres, la présence d'un seau ou d'un bac à laver les ustensiles est toujours un bon signe. S'il y a des serviettes papier et poubelles de plastique, c'est aussi un bon signe. 

Cambodge, production vidéo, presse, filmmaker, documentaires, documentaries, Christophe Gargiulo, Kampuchéa, Cambodge Mag, magazine, Tonle Sap, articles, nouvelles, video production, Cambodia, KiamProd, KiamProd photography, KiamProd movies,KiamProd music, espèces en danger
Street Food. Photo KiamProd  +855 087 261 019
Un restaurant de rue qui est toujours plein avec beaucoup de turn-over, c'est aussi un bon indicateur, cela veut dire qu'on y mange bien et que les clients y reviennent et n'ont pas à se plaindre de problèmes digestifs. Plus le restaurant est ancien, plus il y a de chances que la nourriture soit de bonne qualité. Si le choix de plats est réduit, cela veut dire que le vendeur fait son plein le matin au marché et qu'il vendra tout son stock frais avant de le renouveler. Si des étals proposent multitudes de plats, il y a un risque que des produits à petite rotation traînent quelques jours...et ne soient plus de première fraîcheur.

Street Food. Photo KiamProd  +855 087 261 019
D'autres petits détails peuvent aider à se faire une idée: vérifier que le vendeur ne récupère pas les huiles, regarder si les légumes sont humides donc s'ils ont été lavés. Pour les fruits de mer, coquillages et poissons, ne pas hésiter à demander au vendeur s'ils sont frais. Prenez un coquillage, ouvrez-le et vérifiez..Il est donc relativement aisé, avec un peu de précautions de minimiser les risques, s'il y en a vraiment, de faire l'expérience du ''street food''. Nombreux sont les backpackers ou touristes en famille qui rêvent de l'aventure, s'approchent de l'étal en hésitant avant de se diriger vers le burger du coin. C'est dommage, ces restaurants de rue font partie de la culture et de l’expérience asiatique, ils font vivre des dizaines de milliers de personnes qui n'ont pas les diplômes ou les appuis pour prétendre à des jobs plus rémunérateurs ou moins épuisants

Cambodge, production vidéo, presse, filmmaker, documentaires, documentaries, Christophe Gargiulo, Kampuchéa, Cambodge Mag, magazine, Tonle Sap, articles, nouvelles, video production, Cambodia, KiamProd, KiamProd photography, KiamProd movies,KiamProd music, espèces en danger
Street Food. Photo KiamProd  +855 087 261 019
En effet, ce type de travail est fastidieux mais peut rapporter très correctement si les produits plaisent. Srey Mom (photo ci-dessus) travaille depuis cinq ans dans la rue. Elle propose des tokoloks, des oeufs et des sandwichs. ''Il faut se lever assez tôt même si ma journée de travail commence à quinze heures. Je dois aller au marché, préparer mes étals, vérifier que tout est en ordre, transporter produits et équipements. Ce n'est pas simple, j'habite à plusieurs kilomètres de l'endroit ou je travaille. Ensuite, il faut accueillir les clients, préparer leurs commandes rapidement, les khmers n'aiment pas attendre et mangent rapidement. Depuis quelques années, j'ai une clientèle de fidèles et un bonne fréquentation d'occasionnels. Une fois mes frais payés, il me reste environ mille dollars. C'est un bon chiffre et je suis contente, mais je ferme le restaurant ambulant vers quatre heures du matin pour me relever le lendemain à huit heures. Ce n'est pas de tout repos...'' explique-t-elle.

Il n'existe aucune statistique précise ou d'étude sérieuse quant aux dangers éventuels de la fréquentation des restaurants de rue. Mais, s'il y avait une réelle problématique et de graves risques de santé, ces types de commerce ne seraient probablement pas aussi populaires. Autre avantage, à l'inverse des établissements traditionnels, la cuisine se fait devant vous, et les prix défient toute concurrence. Alors, manger dans la rue, oui, non? Oui, avec quelques précautions...

Pays/territoire : Cambodia
Enregistrer un commentaire