vendredi 10 avril 2015

La danse folklorique Troddi

La danse folklorique Troddi

Troddi est une des danses folkloriques les plus connues pendant la fête du Nouvel An traditionnel khmer, Chaul Chhnam Thmei, destinée, dit-on, à chasser les malheurs de l’année précédente et souhaiter la bonne année. Elle était également appelée à solliciter la pluie en cas d’une sécheresse prolongée

A présent, personne ne sait depuis quelle date ni dans quelle région cette danse a pris naissance . Elle serait étroitement liée à une croyance de la population selon laquelle si un animal sauvage fait irruption dans le village, il en emportera toutes les bonnes choses. C’est pourquoi les habitants se rassemblent et l'aspergent de baume et de diverses substances colorantes pour le prier de partir en laissant les bonnes choses. 

Danse Troddi jouée pour le ministère de l'information. Photo AKP
Mais selon certains documents, la danse Troddi avait pris son origine chez les “Samrès”, groupe ethnique qui cohabitait avec les Khmers sur les anciennes terres de Sovannaphum (terres d’or n’ayant pas subi l’influence de la civilisation indienne) depuis le premier siècle. Puis, elle devient un héritage du peuple cambodgien. A remarquer qu’aujourd’hui, un petit nombre de Samrès habitent encore des régions situées au Nord du lac de Tonlé Sap. 

Danse Troddi jouée pour le ministère de l'information. Photo AKP

Autrefois, la danse Troddi était aussi exécutée devant la cour pour souhaiter la bonne année à la famille royale. Cela explique aussi pourquoi elle est encore plus populaire dans la province de Siem Reap et les environs de l’ancienne capitale Angkor. Le nombre de danseurs varie , mais, en général, ils sont 16 dont quatre danseurs principaux, deux hommes et deux femmes, un taureau qui représente les forces maléfiques, un Dângdol qui joue un petit instrument traditionnel, quatre Kanhche (clowns), deux géants, deux monstres, deux joueurs de tambourin, un chasseur et d’autres. Les danseurs portent des costumes, des masques et coiffures différents en fonctions de leur rôle. Ils chantent et dansent au son des tambours et de petits instruments : hautbois, “Tror Ou” et “Tror Sor” (violon khmer à deux cordes). De nos jours, des troupes de Troddi font du porte-à-porte en dansant, en chantant et en souhaitant aux habitants une heureuse année et font en même temps des collectes de fonds pour la construction ou la restauration des pagodes et autres infrastructures. Les membres des troupes ne sont pas des professionnels. Ils se rassemblent et se produisent seulement à l’occasion du Nouvel An.
AKP Phnom Penh, 10 avril 2015 –
Pays/territoire : Cambodia
Enregistrer un commentaire