mardi 27 janvier 2015

Cambodge International, revue de presse


Cambodge International, presse francophone

Le Journal de Montréal
Un Canadien décédé au Cambodge au début de 2014 dans des circonstances nébuleuses semble bien avoir collaboré avec le SCRS, selon certains documents. Comment et pourquoi est-il mort? Les réponses à ces questions demeureront peut-être ...
Vietnam+
Au nom du gouvernement et de l'armée royale du Cambodge, le général Tea Banh, ministre de la Défense, a exprimé sa reconnaissance à l'armée vietnamienne qui a aidé son pays à renverser le régime génocidaire des Khmers Rouges puis à la ...
Ouest-France
Lors de leur temps libre, elles iront prêter main-forte aux équipes d'un orphelinat. Deux missions pour lesquelles les jeunes femmes sont déjà très motivées. « Découvrir les protocoles de soins au Cambodge et s'adapter à ces procédures va nous aider à ...


AFP / Cambodge: maintien en prison de militants du droit à la terre, dont une femme de 75 ans

Onze militants du droit à la terre, parmi lesquels dix femmes dont une septuagénaire, ont été condamnés en appel lundi à rester en prison au Cambodge, dans une affaire devenue un symbole de la répression menée par le régime du Premier ministre Hun Sen, selon des ONG. En novembre dernier, les dix militantes et un ancien moine avaient été reconnus coupables d'avoir voulu "gêner la circulation" en manifestant devant la mairie de Phnom Penh leur opposition à un projet foncier. La cour d'appel a confirmé lundi leur culpabilité, réduisant leurs peines de 12 à 10 mois de prison pour huit d'entre elles. Une neuvième, Nget Khun, alias "Mommy", visiblement affaiblie par son séjour de plusieurs mois entre quatre murs, a vu sa peine réduite à six mois.

Comme d'autres militantes, cette ancienne marchande ambulante, devenue une figure de la lutte contre les expropriations, a dû être escortée de force, en pleurs, vers le minibus la ramenant à sa prison. "Ce sont des femmes au foyer et des mères qui doivent prendre soin de leurs enfants", a déclaré le juge Nguon Im à l'audience, alors que des manifestants criaient leur colère devant le tribunal, brandissant des portraits des prisonnières. Tep Vanny, militante de premier plan engagée pour la défense des victimes d'expulsions, et un ancien moine bouddhiste interpellé avec les militantes ont vu leur condamnation à un an maintenue. Les femmes condamnées font pour la plupart partie de la communauté de Boeung Kak, où des milliers de familles ont été expulsées pour faire place à un projet immobilier sur les bords d'un lac. Cette sévérité en appel lundi "est le dernier exemple de la répression par le gouvernement cambodgien contre les défenseurs des droits de l'Homme et de l'utilisation politique des tribunaux", a réagi Andrea Giorgetta, représentant en Asie du Sud-Est de la Fédération internationale des droits de l'Homme (Fidh), interrogé par l'AFP. La propriété foncière avait été abolie par le régime des Khmers rouges, au pouvoir entre 1975 et 1979. Et de nombreux documents ont été perdus à l'époque, avec des conséquences aujourd'hui sur le droit à la propriété. Des proches du régime au Cambodge sont accusés de s'accaparer les terres de façon massive et une plainte a été déposée l'an dernier devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Au total, 770.000 Cambodgiens, soit 6% de la population, ont été victimes d'expulsions depuis 2000. Et plus de 4 millions d'hectares ont été confisqués, soit 22% des terres, selon des chiffres des ONG citées dans cette plainte.
Phnom Penh, 26 jan 2015 (AFP)
Pays/territoire : Cambodia
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