lundi 12 janvier 2015

Agence Kampuchea Presse / Barrage à Koh Kong et seringues à Battambang

Barrage à Koh Kong et seringues à Battambang

Un barrage hydroélectrique de 338 mégawatts à Koh Kong inauguré
Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, Premier ministre du Royaume du Cambodge, a présidé ce matin l’inauguration du barrage hydroélectrique Russey Chrum Krom de 338 mégawatts dans le district Mondul Seima de la province de Koh Kong. Ce projet de construction a été réalisé par la compagnie chinoise China Huadian Corp. sous forme de BOT (Construire-Opérer-Transférer) d’une période de 35 ans avec un investissement d’environ 495 millions de dollars américains. Ce projet permettrait non seulement, a-t-on estimé, de protéger cette zone des inondations, de promouvoir le tourisme, de créer des emplois pour les habitants locaux et d’améliorer leurs conditions de vie, mais aussi de rehausser la capacité de production durable d’électricité du pays, et d’augmenter l’autonomie sur l’énergie, et particulièrement d’accélérer le développement national et de réduire la pauvreté dans le pays. 


A rappeler que la construction du barrage hydroélectrique Russey Chrum Krom a officiellement commencé vers fin décembre 2010 sous la présidence du Premier ministre Samdech Techo Hun Sèn. Actuellement, certains barrages hydroélectriques sont en train d’être exploités, y compris Kamchay de 193,2 mégawatts, Stung Atai de 120 mégawatts, Stung Tatai de 260 mégawatts, et Kirirom 3 de 18 mégawatts, tandis que quelques autres sont en cours de construction.
Par C. Nika / AKP Phnom Penh, 12 janvier 2015 –

Actualisation sur la transmission du VIH dans la province de Battambang
Le ministère de la Santé du Cambodge, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) ont rendu public l’actualisation sur la contamination du VIH dans la commune Roka du district Sang Ker, à Battambang, une province du nord-ouest du Cambodge. Selon leur communiqué de presse conjoint, entre le 8 et le 31 décembre 2014, un total de 1.940 personnes de la commune Roka ont entrepris un conseil et un dépistage volontaires du VIH et 212 d’entre elles ont été testées positives pour le VIH. Parmi les séropositifs, 174 (82%) sont du village Roka. Parmi les 212 séropositifs, 39 personnes (18%) sont des enfants de 14 ans ou moins, 127 (60%) ont entre 15 et 59 ans, et 46 (22%) ont 60 ans ou plus. 75 personnes qui ont été testées positives ont été également testées pour le virus de l’hépatite C (VHC) et 36 (48%) d’entre elles ont été trouvées positives pour ce virus. 


D'après les résultats d’une enquête sur les origines de la transmission du VIH, le pourcentage de personnes qui ont déclaré avoir reçu une injection ou perfusion intraveineuse dans le cadre de leur traitement de la santé était significativement plus élevé chez les séropositifs que les séronégatifs. Cette différence est statistiquement significative. L’étude a également examiné d’autres facteurs de risque pour le VIH, tels que les rapports sexuels non protégés et la consommation de drogues injectables, et n’a trouvé aucune différence significative entre les deux groupes. La transmission de la mère à l’enfant a été aussi trouvée peu probable car la plupart des enfants et des jeunes qui ont été testés séropositifs ont une mère séronégative. Compte tenu des résultats de l’étude initiale, le ministre de la Santé, le docteur Mâm Bunheng, a rappelé les unités de la santé de la nécessité de suivre strictement les protocoles du ministère de la Santé. “Le ministère assure que les établissements de santé suivent les précautions universelles et utilisent les équipements médicaux propres et stériles, ainsi que travaille sur la sensibilisation du public des pratiques sécuritaires d’injection et de la prévention globale du VIH. Nous avons renforcé la mise en œuvre de la politique du ministère de la Santé pour arrêter les pratiques médicales informelles sans licence”, a-t-il ajouté. Le docteur Dongil Ahn, le représentant de l’OMS au Cambodge, a souligné l’importance de la réponse rapide du ministère de la Santé qui a permis de prévenir la propagation de la transmission du VIH, tout en accordant des services essentiels à la communauté affectée. De son côté, Mme Marie-Odile Emond, directrice de l’ONUSIDA au Cambodge, a affirmé que l’ONUSIDA continuerait de travailler en étroite collaboration avec tous les partenaires pour élargir les services de prévention, de traitement et de soins du VIH et renforcer les systèmes de surveillance pour s’assurer que cet incident ne se reproduise pas.
Par C. Nika / AKP Phnom Penh, 11 janvier 2015 –

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