jeudi 4 décembre 2014

A lire, Un tabou birman

Nous, les innommables, un tabou birman
de Habiburahman, avec Sophie Ansel

En avril 2012, le parti d’opposition d’Aung San Suu Kyi remporte les élections partielles. Entre juin 2012 et octobre 2012, le prix Nobel qui symbolise la lutte non violente, fait une tournée internationale, nourrissant des espoirs pour l’ouverture démocratique de la Birmanie. Malgré cette indéniable avancée politique, un massacre éclate en juin 2012 enflammant l’Arakan. La région passe sous le contrôle des militaires. Des centaines de milliers de Rohingyas sont expulsés des centres urbains et confinés dans des camps. Peu d’informations filtrent sur leur sort. Ce peuple est-il en voie d’extinction, comme le laissait entendre la récente mise en garde de Médecins sans frontière?
Le livreD’après l’ONU, les Rohingyas sont l’une des ethnies les plus persécutées au monde, une campagne génocidaire a été lancée à leur encontre en 1978. Au même moment, le petit Habib vient au monde. Il fait partie des deux millions de Rohingyas visés, des Birmans à la peau noire et de confession musulmane. On estime que les Rohingyas sont aujourd’hui environ 800 000 dans l’État d'Arakan. De la Birmanie à la Thaïlande en passant par la Malaisie, Habib apprendra à survivre dans les pires conditions de l’exil jusqu’aux geôles australiennes où il est désormais en rétention, étant apatride et sans papiers. Sophie Ansel l’a rencontré au détour d’une rue et Habib lui a dévoilé l’envers de la clandestinité des apatrides. Depuis cette rencontre, Sophie Ansel a enquêté auprès des Rohingyas et suivi le destin d’Habib qui, sans relâche, et même depuis la prison, ne cesse d’alerter le monde sur le sort réservé aux Rohingyas. Acheter le livre sur Amazon.
Interview de l'auteur:
Pays/territoire : Myanmar
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