dimanche, mai 28, 2017

Srey Por, la petite Chiffonnière de la route

Elle a neuf ans, elle se lève tous les matins à 6 heures pour profiter des sacs des déchets de plastique qui auraient été oubliées par les chiffonniers de la nuit et de ceux que les habitants de Phnom Penh commencent à rassembler pour les vendre. Pour un kilo de déchets de plastique, elle devra payer entre 700 et 800 riels pour les revendre à un centre de tri privé entre 900 et 1200 riels. Chaque jour Srey Por parcoure environ trente kilomètres depuis Takhmao jusqu’aux alentours du quartier de Charkamon et plus loin s’il le faut. Elle emmène son petit frère, pour l’aider et avoir un peu de compagnie, dit-elle.

Srey Por et son petit frère

Srey Por et son petit frère

Les difficultés, confie-elle, sont les nombreux kilomètres à parcourir sans chaussures, surtout lorsqu’il fait très chaud. Les bons jours, Srey Por fera 4000 à 5000 riels de bénéfice, une somme qui parait dérisoire, elle est dérisoire, et qui suffira à peine à couvrir les besoins alimentaires de la famille, ils sont six et, les parents, trop vieux, ne travaillent pas. Dans un pays qui affiche une croissance de 7%, dans un pays ou cohabitent plus de 5000 ONG locales et internationales dont une bonne proportion s’est spécialisée dans l’aide aux enfants défavorisés, quelques questions peuvent se poser.



Pays/territoire : Phnom Penh, Cambodge
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