jeudi 13 novembre 2014

Rencontre avec Samphors Sarim

Samphors et la passion média

Samphors Sarim travaille dans la communication depuis plus d’une dizaine d’années. En charge de la promotion des supports du groupe Tiger Media, c’est elle qui organise, coordonne et met en place l’ensemble des opérations marketing et événementielles des magazines Ladies Cambodia, Les Hommes et Justeen. Femme indépendante et pleine de charme, jolie maman de quatre petites filles, cette cambodgienne élégante et aussi pleine d’énergie a forgé sa carrière toute seule. Sans formation spécifique dans un domaine parfois ingrat, sans demander d’aide à quiconque, elle est devenue un personnage incontournable du groupe de communication. Cambodge Mag a voulu en savoir plus.
Samphors Sarim au naturel
Pouvez-vous nous parler de votre enfance ?
Quand j’étais enfant, je savais déjà que je voulais avoir des responsabilités, j’avais ce trait de caractère, j’en suis certaine. Enfant, Je rêvais d’abord d’être danseuse, pas une simple danseuse, je voulais faire partie d’une troupe d’Apsaras pour danser le Ballet Classique Khmer. Mais, ma mère ne voulait pas, elle refusait que je voyage et que je puisse m’éloigner d’elle. A l’école, je jouais déjà les petits chefs, dans le bon sens, j’étais souvent la chef de groupe dans beaucoup d’activités. Idem dans la famille, j’étais la plus jeune parmi cinq enfants. J’ai deux frères et deux sœurs mais j’étais la plus autoritaire, la plus agressive même...je voulais être le chef. Ce trait de caractère ne m’a jamais quitté et m’a bien aidé tout au long de ma carrière. J’avais aussi la chance d’aimer l’école et en particulier l’écriture. Je n’étais pas mauvaise et mes camarades de classe me demandaient souvent de l’aide. Certaines me payaient mes services car elles étaient trop paresseuses pour travailler. Alors je le faisais, cela me plaisait et je gagnais un peu d’argent. J’adore aussi le sport, j’ai pratiqué l’athlétisme et gagné quelques compétitions scolaires.

Comment avez-vous débuté dans ce métier ?
J’ai terminé mes études en 1997. J’ai d’abord enseigné à l’école primaire. Après un an, j’ai changé de voie. J’aimais enseigner mais je voulais du changement. Je voulais m’investir plus dans un domaine qui m’apporterait aussi quelque chose. J’ai d’abord travaillé comme hôtesse de ventes pour Nestlé, cela a bien marché, les patrons étaient contents de moi et j’ai été promue au service des ventes. Cela marchait bien, j’étais dévouée et je m’efforçais d’être une bonne commerciale, avec le charme et le sourire qui vont forcément avec. Ce fut ma première expérience dans la vente et le marketing. J’ai travaillé ensuite dans l’immobilier pendant un an, puis dans la publicité presse pour un journal local. En 2004, J’ai commencé à travailler avec l’agence de pub RedDot, une entreprise de Singapour que possède John Seo. Je le considère aujourd’hui comme mon mentor. Un an après, j’ai commencé à travailler, au sein de son groupe, pour le magazine Ladies LifeStyle, puis pour les nouveaux supports qui sont nés tels Les Hommes, Justeen, et Weding Magazine. Cela m’a apporté de nouvelles responsabilités et ouvert de nouveaux horizons.

Pouvez-vous décrire une de vos journées de travail ?
En charge du marketing, je suis probablement la personne la plus occupée au bureau. J’ai beaucoup de réunions clientèle, je dois gérer beaucoup de situations différentes, avec des gens différents. C’est un métier prenant mais loin d’être ennuyeux. Même si je prends soin de planifier, chaque journée peut apporter son lot de surprises. Il y a un mot que je ne connais pas dans mon vocabulaire, c’est la routine. C’est mouvementé…mais cela me plait. Je dois travailler dur, c’est parfois éprouvant comme job mais j’ai une attitude résolument positive même face à des situations difficiles. Je focalise sur les solutions en priorités plutôt que de focaliser sur les problèmes. Avoir une attitude ultra positive, c’est mon énergie, mon essence et je peux vous assurer que cela aide beaucoup dans ce secteur et cela est déterminant pour concrétiser une idée, depuis la conception jusqu’à la réalisation. Je ne regarde pas les heures bien entendu, ce qui m’importe c’est la satisfaction d’un travail accompli, d’une journée bien remplie et productive.
Quel est le coté le plus excitant de votre travail ?
Le plus excitant, c’est de voir le résultat de votre travail. Et cela est encore plus excitant quand votre patron est content et exprime sa satisfaction, après une séance photo, après un lancement, après un contrat..Peu importe, mais de voir des gens heureux et satisfaits parce que vous avez fait du bon boulot, cela est diablement excitant.

Quel serait le cooté moins agréable de votre travail ?
Je suis une passionnée et je pense être dévouée dans mon travail. Je suis de nature optimiste et je n’aime pas perdre mon temps sur les aspects négatifs d’un travail quel qu’il soit. Donc, je ne pense pas avoir de coté excessivement désagréable dans mon métier. Je suis aussi quelqu’un qui adore la vie et tout ce qu’elle nous apporte. C’est un peu comme un ‘’package’’ il faut mettre de la passion dans ce qu’on vous donne ou les opportunités qu’on vous offre. Avec de la passion, de bons résultats, les bonnes nouvelles arrivent vite, encore et encore.
Samphors Sarim avec le public
Avez-vous d’autres ambitions, d’autres magazines en vue, un show TV ?
J’aimerais avoir plus de magazines Tiger Media sous ma responsabilité. Cela serait un challenge supplémentaire. Un show télévisé…pourquoi pas, qui n’en voudrait pas ?

Aimeriez-vous que vos filles suivent le même chemin, embrassent la même carrière ?
Je souhaite que mes filles aient une meilleure vie que moi. Et. Si l’une d’entre elles choisit la même carrière que moi, je souhaite qu’elle aille encore plus loin. Mais, ce n’est pas l’essentiel, tel ou tel métier, si elles font un choix de carrière différent, je les aiderai tant que je peux, ce sont mes enfants.

Que diriez-vous à une jeune fille qui souhaiterait faire le même choix de carrière ?
Il faut de la formation, le marketing évolue sans cesse et faire une bonne carrière signifie avoir une formation solide, en théorie et sur le terrain. Il faut aussi avoir la flamme et aller jusqu’au bout de son rêve. C’est déterminant, quelqu’un qui n’a plus de rêves ou de projets est quelqu’un de fini, la passion, l’envie et la flamme sont indispensables. Il est important aussi de savoir surmonter ses craintes lors de grandes décisions. Il faut éviter de repousser un choix qui peut changer votre vie. Vous savez, c’est incroyable le nombre de gens qui ont peur d’aller de l’avant parce qu’ils doivent faire un choix essentiel sur l’orientation de leur vie.

Quel serait votre meilleur souvenir dans ce métier ?
Je rencontre beaucoup de gens intéressants, mais je rêve de voyager un peu plus et de me faire plaisir avec un tour du monde..mais chaque jour fait partie de mes meilleurs souvenirs, j’adore mon travail. Je me répète, je suis quelqu’un de très positif. Vous savez, dans mon travail, je coiffe plusieurs étapes dans la production, cela suppose beaucoup d’interaction et d’interventions avec beaucoup de gens différents. Il faut un timing impeccable et ne pas se perdre, ce serait peut-être la ma seule petite appréhension, être perdue dans une transition, mais cela n’est jamais arrivé…(sourire)
Pays/territoire : Phnom Penh, Cambodge
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