jeudi 4 septembre 2014

Corruption, la colère d'Hun Sen

Hun Sen : La corruption est la maladie la plus âgée du monde

Lors de l’ouverture de la 8ème Conférence régionale sur la lutte contre la corruption qui se déroule à l’Intercontinental, le Premier Ministre a exprimé à nouveau son intention d’enrayer la corruption au Cambodge, appelant la coopération de tous les secteurs, privés et institutionnels, fustigeant également au passage la presse écrite qu’il exhorte à faire des comptes-rendus plus objectifs sur la réelle situation de la corruption dans le Royaume. Hun Sen a rappelé que cette maladie, la plus âgée du monde, dit-il, est un fléau difficile à endiguer, nécessitant un cadre légal approprié et une détermination sans faille. Hun Sen a rappelé les efforts du gouvernement depuis les années 2000 dans le domaine légal, des réformes qui, selon lui, ont créé un espace de droit  propice à une lutte efficace contre la corruption. Petit coup de griffe également vers les ONG à qui il recommande de donner des informations plus précises et plus transparentes dans ce domaine…Peut-être une allusion aux récents rapports d’une importante ONG classant le pays comme le troisième plus vulnérable en matière de blanchiment d’argent. C’est la première fois que l’homme fort du pays pointe aussi violemment le doigt vers le secteur privé en matière de corruption : ‘’...N’oubliez pas que le secteur privé est celui qui donne les pots de vin, si le privé ne corrompt pas, d’où vient l’argent distribué?...’’ a soulevé Hun Sen avant d’inciter ces acteurs du privé à participer activement à la lute contre la corruption en cessant de pointer du doigt les officiels. Citant la Banque Asiatique de Développement, le Premier Ministre a appelé à se rapprocher des standards de l’ONG Transparency International pour les méthodes d’évaluation. Il a rappelé que le Cambodge était un état souverain et qu’il acceptait mal les critiques venant d’ONG  qui se permettait de jugements critiques sur le Cambodge en publiant des rapports qu’il estime déloyaux. Pour conclure sur cette critique, le Premier a appelé l’ADB à être vigilant dans ses propres rangs, citant avec ironie la mise en examen de Christine Lagarde alors qu’elle travaille pour une institution internationale. Une allusion qui a du aller droit au coeur de Christine Lagarde. 
Enregistrer un commentaire